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05 Septembre 2010
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Ces conseils vous sont aimablement proposés par la Sécurité Routière.


La vitesse

Savoir conduire...
c'est savoir vivre

L'enfant
passager

Conduite
de nuit

Fatigue
et vigilance

Pour un bon
voyage

La conduite
en ville

La règlementation
des dispositifs
spéciaux

En automne
aussi, gardez
vos distances

La conduite
sur autoroute

La ceinture
de sécurité
   

Savoir conduire... c'est savoir vivre

Les vacances se terminent et c’est la période des derniers grands retours de l’été. Le moment aussi, peut-être, de faire le point sur sa manière de conduire en ayant à l’esprit que dans 95% des accidents mortels ou très graves apparaît au moins un facteur lié au comportement. Qu’il s’agisse de l’alcool, de la vitesse, du port de la ceinture ou encore des phénomènes de fatigue ou de somnolence au volant, il appartient à chacun d’avoir la maîtrise de son destin pour que, enfin, mourir sur la route ne soit plus perçu comme une fatalité.

Un bon conducteur est attentif aux autres et à lui-même. Il doit être conscient de ses limites physiques et sensorielles, respecter le code de la route et tenir compte de son évolution. Si de bons réflexes et de bonnes qualités physiques sont utiles au conducteur, ils ne constituent en rien une condition suffisante à une bonne conduite.

Respecter les règles en vigueur en matière de consommation d’alcool, de limitation de vitesse et de port de la ceinture, c’est respecter soi même et les autres pour un partage harmonieux de la route.


Alcool

Dans 85 % des cas d’accidents mortels liés à l’alcool, les responsables étaient des buveurs occasionnels. Il suffit souvent d’une fête de famille, d’un pot entre amis, d’un repas bien arrosé. L’alcool est à l’origine de 34% des accidents mortels toute l’année. Cette proportion s’élève à 45% dans les accidents mortels à un véhicule seul sans piéton.

L‘alcool est impliqué dans la moitié des accidents mortels survenus le week-end et est la principale cause de 42% des accidents mortels touchant les jeunes de 18 à 24 ans l’été (contre 36% hors période estivale).

C’est pourquoi, le seuil d’alcoolémie interdisant de conduire est de 0,5 g d’alcool par le litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré. Le risque d’accident mortel augmente considérablement avec le taux d’alcoolémie. Il est :

multiplié par 2 à 0,5 g/l
multiplié par 10 à 0,8 g/l
multiplié par 35 à 1,2 g/l


Les effets de l’alcool

L’alcool rétrécit le champ visuel, augmente la sensibilité à l’éblouissement et altère l’appréciation des distances et des largeurs. Sous l’effet de l’alcool, un conducteur peut décider, devant un obstacle, de freiner sur une distance trop courte pour s’arrêter ou, devant un passage plus étroit que sa voiture, de passer quand même. Il a un comportement moins raisonnable qu’un conducteur sobre. Cela se traduit par une prise de risque plus importante : vitesse excessive, agressivité, absence de port de la ceinture de sécurité ou du casque, réflexes diminués...

L’alcool diminue les réflexes. La durée moyenne du temps de réaction dans des conditions normales est évaluée à une seconde environ. Dès 0,5 g/l, le temps de réaction peut atteindre 1,5 seconde. Ainsi, un véhicule roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 seconde. Ce sont ces 12 mètres qui peuvent sauver une vie ! Les temps de réaction augmentent considérablement avec des taux d’alcoolémie encore plus élevés.

L’alcool provoque une surestimation de ses capacités et a un effet euphorisant.
Beaucoup de médicaments multiplient les effets de l’alcool. Si vous devez conduire, consultez les notices des médicaments et demandez éventuellement conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.


La vitesse

La vitesse est présente dans 44% des accidents mortels hors période estivale et 47% des accidents mortels l’été (soit 60% pour les motos, 40% pour les voitures et 20% pour les poids lourds, véhicules utilitaires et cyclomoteurs).
Respecter les limitations de vitesse permettrait de gagner 3 000 vies.

Les limitations de vitesse ont pour objet de garantir la sécurité de chacun. Elles ont été conçues en tenant compte des spécificités propres aux différents réseaux routiers et à leurs équipements ainsi qu’à la conception des véhicules. Elles prennent également en considération les limites physiologiques de l’homme (perception visuelle, temps de réaction, résistance aux chocs) ainsi que les lois physiques (distance d’arrêt, vitesse de chocs). Réussir à modérer sa vitesse, c’est diminuer le nombre des accidents et leur gravité.

  sur autoroute sur route à chaussées séparées sur autres routes en ville
Temps sec et clair * 130 110 90 50
Pluie 110 100 80 50
Visibilité inférieure à 50 mètres 50 50 50 50


* Les jeunes conducteurs doivent respecter les vitesses limites des conducteurs confirmés par temps de pluie.

Plus on va vite, plus la perception visuelle diminue, plus le choc est violent et plus le cerveau reçoit d'images et plus il devient difficile d’enregistrer. Le risque d'erreur augmente ainsi que la consommation de carburant. Les pneus adhérent moins à la chaussée et la fatigue s'installe plus vite. Les temps de réaction et de freinage augmentent.


Les distances de sécurité

Un intervalle de sécurité suffisant avec le véhicule qui vous précède doit être respecté : « Un trait c’est trop près, deux traits c’est la sécurité ».

Sur autoroute, cet intervalle doit être au minimum de 90 m à 130 km/heure. Il doit être augmenté en cas de circulation par temps de pluie ou de brouillard car le temps de perception est plus long. Un marquage au sol, composé de bandes de 38 mètres et d’espaces de 14 mètres entre chacune d’elles a été réalisé sur les autoroutes, entre la voie de droite et la bande d’arrêt d’urgence. C’est un repère de distance pour adapter sa distance de sécurité en fonction de sa vitesse. Il faut pouvoir compter 2 traits de peinture (soit 90 mètres) entre son propre véhicule et le véhicule qui précède.

Sur route, on doit pouvoir compter deux secondes entre le passage devant un repère fixe du véhicule qui vous précède et votre propre passage devant le même repère (= 50 m).

Ceinture de securite

Dans les accident mortels impliquant au moins une voiture, l’absence de ceinture est un facteur aggravant dans 22% des cas. Le taux de mortalité des personnes non ceinturées est deux à trois fois plus élevé que celui des personnes ceinturées. C’est pourquoi le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour l’ensemble des passagers à l’avant comme à l’arrière.

Les muscles des bras ne peuvent guère résister à une force de plus de 25 kg. Or à 50 km/h contre un mur, c’est une force de plus de deux tonnes qu’ils devraient développer pour retenir un corps de 75 kg. Non ceinturé, un corps est donc projeté à travers le pare-brise ou l’habitacle. Et il est impossible de se cramponner, ou de protéger un enfant dans ses bras.

Un choc à 50 km/h correspondant à une chute du 4ème étage. Aujourd’hui, avec ceinture, un choc n’est pratiquement jamais mortel à la vitesse réglementaire en ville (50 km/h).

Pour un maximum de sécurité, la ceinture doit être ajustée. Il faut absolument éviter certains dispositifs visant à détendre la ceinture. En effet, ils diminuent son efficacité et entraînent des risques de traumatisme en cas de choc. Au contraire, les constructeurs automobiles améliorent les performances des ceintures traditionnelles en installant des systèmes de prétension qui resserrent la ceinture et renforcent sa capacité à solidariser le corps avec le siège de la voiture.

Tout conducteur ne portant pas sa ceinture s’expose, outre la peine d’amende, au retrait d’un point sur son permis de conduire. Le conducteur est responsable du port de la ceinture ou d’un moyen de retenue adapté pour tous ses passagers âgés de moins de 13 ans. Hormis les cas liés à l’exercice de certaines professions, seuls les détenteurs de certificats d’exemption sont dispensés du port de la ceinture.


Protection spécifique des enfants

La moitié des enfants de moins de 10 ans tués ou blessés, lors d’accidents de la circulation, le sont en tant que passagers des voitures particulières. Lors d’un choc à 50 km/h, un enfant de 30 kg projeté en avant devient une masse de 500 kg humainement impossible à retenir.

Pour protéger la vie de vos enfants, vous devez les installer à l’arrière du véhicule, mais cela n’est pas suffisant. Des dispositifs obligatoires de protection existent. Pour être efficaces et confortables, ils doivent être adaptés selon le poids et la taille de l’enfant, bien utilisés et faire l’objet d’une homologation européenne.


Fatigue et vigilance

La fatigue est en cause dans 16% des accidents mortels hors période estivale et 19% des cas l’été. La plupart des accidents liés à l’assoupissement surviennent la nuit entre 0h et 6h et le jour entre 13h et 16h. 65% des accidents corporels ont lieu à moins de 15 km de chez soi, sur des trajets quotidiens et connus, que l’on considère comme « sans risque ».

La conduite automobile est une activité fatigante qui entraîne une diminution de la vigilance. On estime qu’après 2 heures de conduite, le conducteur n’est plus dans un état optimal de réaction face à un événement. Son temps de réaction est au mieux de 2 secondes. Il multiplie donc par 2 la distance parcourue pendant le temps de réaction « normal » de 1 seconde.

La somnolence se définit comme l’instant situé entre veille et sommeil ou entre sommeil et éveil. Chez un sujet « normal », la somnolence décroît du lever jusqu’aux environs de midi où elle atteint son minimum. Elle augmente brusquement entre 13h et 15h pour ensuite revenir aux valeurs de la matinée jusque 20h. L’absorption de certaines substances (alcool, drogues, médicaments) peut aggraver la somnolence.


Effets sur la vision

Des possibilités d’éblouissements, de troubles de l’accommodation et une vision brouillée sont à craindre. Tous les produits sédatifs peuvent se révéler dangereux car ils altèrent la vigilance du conducteur. Le manque de sommeil se traduit, outre le fait de s’endormir au volant, par un rétrécissement du champ visuel, des troubles de la mémoire à court terme et un ralentissement des réflexes.

La vision de l’automobiliste devient approximative. Le champ visuel périphérique est réduit, l’œil ne percevant plus l’environnement immédiat de la route et n’évaluant plus correctement la rapidité et le sens des déplacements des objets en mouvement. Il lui est plus difficile de supporter tout stress lumineux.

La fatigue peut accentuer la nervosité et l’anxiété du conducteur. Ses gestes seront moins précis et il peut avoir tendance à rouler trop vite et à moins bien évaluer sa vitesse et celle des autres.

Situations à risques

Les cas où la conduite est monotone (circulation peu dense, paysage sans attrait, absence d’agglomérations, route droite ou autoroute, conduite de nuit, battements réguliers des essuie-glaces, absence de passager ou trajet habituel) sont particulièrement dangereux.

La somnolence se fait davantage sentir en cas de digestion difficile, d’absorption d’alcool, de chaleur excessive ou lorsque les passagers dorment (en particulier la nuit).
Signes de fatigueUne crispation douloureuse du cou et des épaules, le picotement des yeux, le besoin de se gratter la tête et de se masser la nuque, un désir fréquent de changer de position ainsi que l’impression que les autres conduisent mal et que la voiture ne fait plus le même bruit sont autant de signes de fatigue. De brefs « passages à vide » de la conscience de soi doivent également alerter le conducteur.


Prévenir la baisse de vigilance

Se reposer avant de partir et choisir avec soin l’horaire du voyage et l’itinéraire de façon à conserver autant que possible les rythmes veille/sommeil habituels contribuent à prévenir la baisse de vigilance du conducteur. L’absorption d’un petit déjeuner consistant et d’une boisson stimulante (thé, café) à dose modérée le matin ainsi que le réglage correct des sièges et du dossier au moment du départ sont autant de mesures à respecter avant de prendre la route. Dans l’hypothèse d’un voyage de nuit, il est recommandé d’effectuer une sieste préventive d’environ 1h30.
En effet, la nuit, la vigilance est amoindrie. Elle atteint son minimum entre 3h et 6h du matin. Si le besoin s’en fait sentir, il convient de s’arrêter et de dormir un peu.

En tout état de cause, il convient de veiller à la bonne aération du véhicule. L’écoute de la radio, la participation à une discussion avec les passagers ainsi que l’absorption d’eau entretiennent la vigilance du conducteur.


Réactiver sa vigilance

Une pause prolongée ou parfois un petit somme sont nécessaires pour réactiver sa vigilance. De la même manière, il est important de se relayer au volant quand cela est possible et de penser à ralentir quand les premiers signes de fatigue se manifestent.

Téléphone et vigilance

La conduite doit toujours réclamer prioritairement l’attention du conducteur. Téléphoner en voiture ne veut pas dire téléphoner en conduisant.
Si le téléphone sonne, le conducteur précisera à son interlocuteur qu’il est au volant et qu’il le rappellera plus tard. Des solutions évitant de « lâcher le volant » existent.
Les dispositifs « mains libres », la mémorisation des numéros et l’utilisation de la messagerie vocale en font partie.

 

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